Lors du Roxy Pro 2011 qui s’est tenu à Biarritz, j’ai eu la chance de rencontrer Sofia Mulanovich et de pouvoir lui poser quelques questions sur elle, son surf, sa vie. Cette rencontre fut incroyable, il est maintenant temps de la partager et de ne plus la garder que pour moi.
Le jour où je m’apprêtais à l’interviewer , je l’ai observé un temps juste avant. Elle venait de finir sa série et l’avait gagné, elle s’est changée et est partie de suite encourager l’australienne Rebecca Woods. N’osant pas l’aborder, j’observais la scène qui m’a paru incroyable : Sofia prenait le temps de lui donner des conseils, de l’encourager, … Deux filles, qui auraient pu se rencontrer à la prochaine série, échangeaient simplement sans la moindre rivalité. Sofia est une personne très positive et enjouée. Elle a volontiers accepté de répondre à nos questions.
Bref petit retour sur la carrière de Sofia:
Sofia a 28 ans et vient de Lima au Pérou. Elle est sur le WCT depuis 2003 et c’est l’unique péruvienne du Tour. Jusqu’à présent elle a toujours été classé dans les 7 premières.
Crains-tu la nouvelle génération de surfeuse ?
Non, pas du tout même si c’est dur d’être ici. Je ne ressens pas de la peur mais plutôt du respect et de l’admiration. J’apprends beaucoup de ces jeunes.
Comment est l’ambiance sur le tour ?
J’ai des bonnes amies sur le Tour. Il y a des groupes c’est sûr mais les filles sont gentilles en générales.
Comment t’entraînes-tu ?
Je surfe, je surfe, je surfe. Parfois, je fais un peu d’entraînements physiques pendant la période creuse. Il n’y a pas vraiment d’autres sports que j’aime pratiquer en dehors du surf.
Quand et comment as-tu commencé à surfer ?
J’ai commencé à surfer à 9 ans à Lima au Pérou. Le surf n’était pas très populaire à cette époque là-bas. Mais toute ma famille surfe donc ça été plus facile pour moi, ils ont été très compréhensif. J’aime vraiment mon pays et j’essaie d’y retourner le plus souvent possible. j’y reste environ deux mois par an.
Quelles sont tes attentes pour 2012 ?
Je veux simplement prendre du bon temps. Apprécier chaque endroit où je me rends. Je dirais que tout le reste est du bonus.
Pourquoi la compétition plutôt que le free-surf ?
Je pense que ce n’est pas encore une solution qui est possible pour le surf féminin. Peut-être que dans le futur ça sera plus facile.
Ton meilleur souvenir dans ta vie de surfeuse ?
C’est tout simplement l’ensemble de mes sessions de surf avec mes amis.
Merci à Sofia Mulanovich d’avoir pris du temps pour répondre à questions.




